samedi, 18 février 2006

Bernadette a Bangkok

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Le roi de Thailande a pour habitude de mettre sa photo dans tout le pays, souvent jeune et dans toutes les poses et circonstances. Ainsi, on peut voir le roi en moine, en soldat, en reporter, en touriste... Pour la venue de Jacques & Bernadette, nous avons eu la surprise en rentrant hier soir de voir qu'ils avaient remplace le roi par endroits. Ca fait un choc.

jeudi, 16 février 2006

Stéphane lance l’opération « Littérature Gratuite »

Depuis le début du voyage, nous avons vite perdu les repères de prix Français. Nous avons d’ailleurs assez peur du retour pour ça, entre autres. Tout est moins cher, voire « donné » parfois et une journée shopping intensif (acheter tous les 10 mètres car on tombe par hasard dans le quartier des grossistes qui consentent à nous vendre leur produit a l’unité car nous sommes des Farangs, traduisez étrangers) nous en coûte maximum 20 euros, des poches plein les bras...
La Thaïlande est le pays d’Asie du sud-est le plus propice car c’est celui où il y a le plus de choix, de facilité à se faire comprendre, et c’est un des moins chers aussi. Fermez les yeux, imaginez tout ce que vous pourriez faire...
Certains décident d’acheter le mobilier de leur maison, d’autres du textile ou de l’artisanat local pour le vendre en Occident en l’envoyant par cargo...
Stéphane, lui, a décidé de faire fabriquer des livres.
L’idée : une journée littérature gratuite où seront distribués 1000 livres simultanément dans les villes de Paris, Bordeaux, Antibes et Bruxelles grâce à nos amis. Le livre: une nouvelle Le Village de Christophe Fourvel, extraite du recueil Dumky du même auteur édité chez l’éditeur lyonnais La fosse aux ours et que nous avons particulièrement aimé. L’objet est de mieux faire connaître la littérature contemporaine ainsi que les éditeurs indépendants par une diffusion originale et un format facile d’accès.
Moins lucratif que les derniers exemples me direz-vous, oui mais nous on a du mal à être « lucratifs ». Moi avec le Théâtre qui n’intéresse personne, et Stéphane avec l’Ecriture, qui intéresse encore moins de monde. C’est comme ça, nous au moins ça nous intéresse...
L’opération est lancée. Nous achetons le logiciel professionnel Quark XPress à 3 euros dans un mall spécial Piraterie, nous familiarisons avec, à l’hôtel, pendant plusieurs jours. Puis, nous rencontrons un premier imprimeur à Bangkok en haut d’une tour, on nous reçoit dans une salle de conférence feutrée. On nous sert du café. Entretien d’une heure en anglais pour définir le produit. Deux Thaïlandaises nous sourient. Celle avec laquelle nous traitons s’appelle Phun. Elle porte un tailleur, du rouge à lèvres, ...et des chaussons. Stéphane me dit : « Quelqu’un qui te reçoit en chaussons, ça donne confiance ...». Technique marketing ?
Nous retournerons plusieurs fois dans son bureau, échangerons une bonne quinzaine de mails, pour finalement ne pas signer avec elle car au moment de la signature, elle aura augmenté le prix de 30% car: oups, elle avait oublié que le papier venait de Nouvelle-Zélande, il coûte plus cher... Désolés Phun.
Nous rencontrons un autre imprimeur, entre temps. Pour y aller, nous donnons l’adresse au taxi qui roule, qui roule, puis qui s’arrête et nous dit : « je ne peux pas aller plus loin ». On descend, on en prend un autre qui prend l’autoroute, qui roule, qui roule et nous amène quasiment à la sortie de Bangkok : il y a des champs ! On finit par trouver l’adresse après une bonne demi-heure de recherche. Une immense grille s’ouvre, un gardien nous fait attendre. Puis nous amène dans les bureaux. Là, nous nous rendons compte que nous avons deux heures d’avance sur le rendez-vous mais que nous ne pouvons aller nous « balader » aux alentours car aux alentours, il n’y a rien. Dararat nous reçoit, stupéfaite. Elle nous demande comment nous avons réussi à venir jusque là ? On lui répond : en taxi. Elle nous dit que ses clients ne viennent jamais à l’imprimerie car c’est trop loin et trop compliqué ou alors seulement lorsqu’elle envoie un chauffeur. Elle travaille avec Los Angeles, New York ... via internet. Elle nous regarde presque comme des héros et s’occupe de nous, nous offre un repas thai, de l’eau, du café en salle de conférence, en attendant 14h, heure à laquelle les employés reviennent.
Le rendez-vous se passe bien, nous feuilletons un magnifique livre de photos d’Art de John Casado, un artiste New-Yorkais, en attendant qu’un taxi arrive. Elle nous l’offre. Puis, quatre petites Thai arrivent et nous demandent si elles peuvent se prendre en photo avec nous car elles n’ont pas l’habitude de travailler avec des jeunes. Elles nous disent « en général, nos clients sont vieux » en riant. Nous visitons la salle des machines au sous-sol. Immense. Des milliers de livres, de brochures, d’affiches sont en partance. Les employés rigolent entre eux.
Nous signerons avec eux après pas mal de mails et de coups de fils. Hier, nous recevons un devis Français pour le même type de livre : 4 fois plus cher, sans l’envoi FedEx en trois jours aux Chartrons à Bordeaux. Voilà, la Thaïlande.

Maud

mardi, 07 février 2006

Paradise in Ko Chang

 
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Nous sommes a Ko Chang, ile au sud-est de Bangkok. Logeons au Paradise Cottage qui porte bien son nom, un petit paradis sur pilotis au bord de la mer, nous y passons l'essentiel de nos journees a bouquiner dans un hamac.
Jean-Pierre et Sophie logent, eux, dans une petit village de pecheurs plus au sud de l'ile.
L'eau est a 30 degres, nous mangeons le soir une specialite thailandaise le Tom Yum, une soupe epicee a base de gingembre, garnie de crevettes, petits bouts de poisson et de calamars. Delicieux.
Aujourd'hui baignade dans une baie rocheuse completement sauvage pres du bungalow de Jean-Pierre et Sophie apres avoir fait un barbecue de crevettes et poissons. Stephane a peche pendant que nous admirions les fonds marins, poissons multicolores et transparents...

mercredi, 01 février 2006

Retrouvailles a Bangkok

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Nos amis Jean-Pierre et Sophie nous ont rejoint a Bangkok, ici choix de crevettes pres de Phra Sumen.
Hier massage traditionnel Thai au temple Wat Po, ou Sophie recoit l'enseignement specialise depuis quelques annees.

lundi, 19 décembre 2005

Koh Lipe Adventures

 Nous décidons de partir pour Koh Lipe, petite île sauvage du sud-ouest de la Thailande. Un peu d’aventure ne nous fera pas de mal, voilà un mois que nous vivons dans le confort d’un appartement Condominium, en plein Kuala Lumpur. Le trajet se passe à merveille, si ce n’est un enfant qui me vomit dessus dans le minibus. Je n’y vois pas de signe, j’aurai dû.
Le ferry n’accoste pas sur l’île, il nous faut prendre une barque. A peine nous posons le pied dans l’eau transparente, l’homme a la barque descend et nous écrit 100 sur le sable: il faut payer, ce n’était pas prévu. Nous trouvons un petit bungalow dans la forêt et dînons le soir sur la terrasse surplombant la mer du Mountain Resort, notre hôte. Stéphane s’énerve, le service est mauvais alors que c’est le resto le plus classe de l’île, ses squids, traduisez calamars, ne sont pas assez cuits, les serveuses ne comprennent rien, et s’en foutent de toute façon. Il revient à la charge, sans gain de cause, le lendemain soir il sera empoisonné.
Nous passons trois jours sympathiques, l’eau est turquoise, nous nous baignons avec des poissons tropicaux rayés, le sable est blanc, les singes sautent d’arbres en arbres, il y a peu de touristes. Les autochtones sont peu accueillants, ils vivent au milieu de l’île et lorsqu’on leur demande le chemin, ils indiquent n’importe quoi, en riant.
 La nuit du 3ème jour, le vent souffle. Le lendemain, les cocotiers sont arrachés sur le sable. Nous sentons qu’il est temps de partir. Nous achetons notre ticket de retour.
Cinq minutes avant de prendre la barque, le réceptionniste me dit : «  You know Pattaya beach ? » l’air de rien. C’est la plage à l’opposé de l’île, il faut traverser la jungle à pieds. Je réponds oui, me demandant ce qu’il va bien pouvoir encore m’inventer. Il me dit qu’il vaut mieux y aller car la mer est agitée de ce coté-ci. Nous prenons nos affaires et partons sur le champ, arrivons à temps, prenons une barque, la mer est déchaînée, le chauffeur de la barque brave la tempête, nous montons sur le ferry trempés, mais sains et saufs. Le ferry tente de partir, au bout de 10 minutes les vagues recouvrent les fenêtres. Je vois un petit marin Thai courir dans tous les sens, apeuré. Nous retournons a Pattaya beach. Les marins disent qu’il faut attendre une heure ou deux que la mer se calme et nous repartirons. Les Thais à bord se marrent, les blancs deviennent encore plus blancs. Stéphane décide de rentrer sur l’île et d’attendre le lendemain. Nous nous exécutons, les Thais viennent avec nous, toujours en riant. Deux heures plus tard, le bateau ne partira pas, les blancs rentreront sur l’île.
Nous regagnons notre petit bungalow dans la forêt et là, les arbres tombent un à un par la force du vent d’abord, puis par la force des hommes qui craignent pour le Mountain Resort.
Le lendemain, le vent  a cessé et la pluie est arrivée. Nous arrivons sur le continent au bout de 4 heures au lieu de 2h30 de traversée. Nous rejoignons Hat Yai en minibus, où nous dormons.
Nous sortons de l’hôtel au petit matin, et là, il n’y a plus de routes mais plutôt des rivières à la place. Il a plu.Tous les restos sont fermés, on ne peut rien manger. On marche dans l’eau, les rats sortent de tous cotés. Les supérettes sont dévalisées. Stéphane craque.
 Je prends les choses en main, fais les valises, vais chercher de l’argent presque à la nage. Je vais à l’agence de bus et demande des tickets. Leurs bus sont plein,  ils me disent d’attendre: nous attendons, plusieurs heures. Puis miracle, on nous trouve des places, on part, toujours dans l’eau. Le bus est archi bondé, on démarre, on s’arrête, on redémarre, on s’arrête. On ne comprend rien évidemment. Une famille malaise est debout, accrochée aux barres. Ils appellent notre aventure « Escape from Hat Yai » avec humour. Puis on roule, puis après la frontière malaise, la route est inondée, on passe alors par la forêt, mais la route est aussi inondée, on essaie une autre route. C’est bon, on passe. On perd la famille malaise , le chauffeur les oublie à la pause resto. On les retrouve plus tard dans la forêt à bord d’un taxi. Ils remontent, morts de rire. Les passagers applaudissent. Deux heures plus tard, le bus s’arrête au milieu de la route, problème technique. Tout le monde descend, il est minuit. Nous sommes à 450 km de Kuala Lumpur.
Les chauffeurs réparent, nous remontons. Je m’endors. Vers une heure du matin, ils nous arrêtent encore et nous font changer de bus. Nous arrivons à 4 heures à Puduraya bus station.
Maud