jeudi, 03 novembre 2005

Indonésie

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Nous étions méfiants vis à vis de "Coco", le Coréen, qui voyageait seul, prenait des omelettes aux champignons(magic-mushrooms) et reluquait beaucoup nos sacs, nos chambres.
Il logeait comme nous au Liberta, sur l'île de Samosir, au lac Toba sur Sumatra.
Après une semaine de rêve passée avec Juliette et Renan, une Parisienne et un Breton, à faire de la moto autour du lac gigantesque et à manger du poisson grillé le soir, il nous fallait bien partir.
Les visas de nos compatriotes expiraient bientôt...et puis une île est une île.
Coco décidait de partir le même jour que nous, ce qui ne rassurait personne. De plus en plein Ramadan, il est difficile de trouver des places.
Nous avons attendu 6h un bus qui n'est pas venu. Puis avons opté pour la solution Charter à 1 million et demi de roupies (environ 15 euros par personne à 5) avec conduite de nuit, 600km de montagnes pour faire Prapat-Bukittingkit et chauffeur réquisitionné au dernier moment.
Le chauffeur a été admirable. Un petit bonhomme de 50kg pour 1m55 qui a conduit 12h durant sans fermer l'oeil. Coco le massait parfois sans que la voiture ne s'arrête, la scène était cocasse.On avait peur qu'il s'endorme. Coco aussi qui était à la place du mort. Ce jeune Coréen s'est révélé tres gentil, très calme dans la situation où nous étions...ce qui a rendu tout le monde un peu plus vigilant concernant une tendance naturelle (en voyage) à la parano, à se faire des films.
En arrivant, j'ai demandé au chauffeur ce qu'il faisait et aussi combien il gagnait pour cette course. Il rentrait de suite à Prapat car le lendemain il conduisait pour Medan. Il allait donc "s'emboîter" le retour dans la foulée...ce qui est sportivement surhumain, une curiosité scientifique relativement à sa texture, au volume de sa carcasse. Son salaire allait être de 20 000 à 50 000 roupies soit 2 à 5 euros pour 12h de conduite.
On lui a donné un pourboire de 100 000 roupies (10 euros). Il nous a salué très longuement...avec cette somme rondelette il ferait peut-être un cadeau à sa femme, à ses gosses, il était content, on n'oubliera pas de sitôt ce petit bonhomme habile dans les virages, calme et résistant.
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A Bukittingit, nous tombons en pleine fête de la fin du Ramadan (Samosir était chrétien). A savoir, les hôtels sont chers, on ne trouve rien à manger. Il y a des femmes voilées plein les rues, des enfants avec des armes en plastique, et les mosquées qui hurlent des prières de jour comme de nuit.
Bienvenue à la "Muslim Party", les familles paradent dans des énormes 4x4, venant d'Indonésie mais aussi de toute la région (Malaisie, Singapour...) Elles se ruinent pour cette fête qui a une grande importance, affirmant leur aisance, montrant aux autres leur prospérité.
En plus le pays est en pénurie d'essence. Nous redémarrons six jours plus tard après s'être rendus au Lac Maninjau en moto, route très dangereuse (magnifique quand même avec singes et rizières) d'une trentaine de kilomètres. Nous avons quitté la route 2 fois, sans gravité. Avons mangé un poisson grillé.
Nos amis Français prenaient ensuite l'avion pour Bali. Et nous partions, nous, pour Dumaï rejoindre la Malaisie.
Stéphane

mercredi, 26 octobre 2005

Les enfants de Tomok

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lundi, 24 octobre 2005

International cooking

Au Liberta, sur l'île de Samosir, Mr Moon s'occupait de nous avec beaucoup d'attention. Il nous concoctait de bons petits plats, des jus de fruits frais, cueillis dans son jardin, nous cuisinait des poissons énormes appelés "Nhila" péchés dans le lac Toba , et un soir , nous avons eu envie , nous les 4 français, de pâtes gruyère-sauce tomates.Oui, de pâtes.Stéphane s'est alors mis en cuisine avec Mr Moon, ravi, Marie-Juliette était son assistante, Renan, préparait les assiettes, Mr Moon notait la recette et moi je m'occupais du reportage-photo.

Maud

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dimanche, 23 octobre 2005

Un Indonésien de Sumatra

Ce monsieur était un simple passager, notre voisin de voyage dans un mini-bus allant de Medan à Prapat. Il mettait sa tête à la fenêtre et scandait au dehors "Toba-Toba" ce qui voulait dire "on se casse au lac toba, ceux qui veulent monter c'est maintenant !", fumait clope sur clope, toussait, avait une ceinture noire avec des clous. Lors d'une pause, alors qu'il massait les jambes de Maud, je suis arrivé en faisant des yeux bizarres puis c'est moi qu'il a massé! La musique était à fond pendant 5 heures, on était serré, assis les uns sur les autres, le chauffeur m'avait piqué mes lunettes de soleil et imitait les plus grands chanteurs de la planète, tout le monde se marrait.

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