lundi, 19 décembre 2005
Koh Lipe Adventures
Nous décidons de partir pour Koh Lipe, petite île sauvage du sud-ouest de la Thailande. Un peu d’aventure ne nous fera pas de mal, voilà un mois que nous vivons dans le confort d’un appartement Condominium, en plein Kuala Lumpur. Le trajet se passe à merveille, si ce n’est un enfant qui me vomit dessus dans le minibus. Je n’y vois pas de signe, j’aurai dû.
Le ferry n’accoste pas sur l’île, il nous faut prendre une barque. A peine nous posons le pied dans l’eau transparente, l’homme a la barque descend et nous écrit 100 sur le sable: il faut payer, ce n’était pas prévu. Nous trouvons un petit bungalow dans la forêt et dînons le soir sur la terrasse surplombant la mer du Mountain Resort, notre hôte. Stéphane s’énerve, le service est mauvais alors que c’est le resto le plus classe de l’île, ses squids, traduisez calamars, ne sont pas assez cuits, les serveuses ne comprennent rien, et s’en foutent de toute façon. Il revient à la charge, sans gain de cause, le lendemain soir il sera empoisonné.
Nous passons trois jours sympathiques, l’eau est turquoise, nous nous baignons avec des poissons tropicaux rayés, le sable est blanc, les singes sautent d’arbres en arbres, il y a peu de touristes. Les autochtones sont peu accueillants, ils vivent au milieu de l’île et lorsqu’on leur demande le chemin, ils indiquent n’importe quoi, en riant.
La nuit du 3ème jour, le vent souffle. Le lendemain, les cocotiers sont arrachés sur le sable. Nous sentons qu’il est temps de partir. Nous achetons notre ticket de retour.
Cinq minutes avant de prendre la barque, le réceptionniste me dit : « You know Pattaya beach ? » l’air de rien. C’est la plage à l’opposé de l’île, il faut traverser la jungle à pieds. Je réponds oui, me demandant ce qu’il va bien pouvoir encore m’inventer. Il me dit qu’il vaut mieux y aller car la mer est agitée de ce coté-ci. Nous prenons nos affaires et partons sur le champ, arrivons à temps, prenons une barque, la mer est déchaînée, le chauffeur de la barque brave la tempête, nous montons sur le ferry trempés, mais sains et saufs. Le ferry tente de partir, au bout de 10 minutes les vagues recouvrent les fenêtres. Je vois un petit marin Thai courir dans tous les sens, apeuré. Nous retournons a Pattaya beach. Les marins disent qu’il faut attendre une heure ou deux que la mer se calme et nous repartirons. Les Thais à bord se marrent, les blancs deviennent encore plus blancs. Stéphane décide de rentrer sur l’île et d’attendre le lendemain. Nous nous exécutons, les Thais viennent avec nous, toujours en riant. Deux heures plus tard, le bateau ne partira pas, les blancs rentreront sur l’île.
Nous regagnons notre petit bungalow dans la forêt et là, les arbres tombent un à un par la force du vent d’abord, puis par la force des hommes qui craignent pour le Mountain Resort.
Le lendemain, le vent a cessé et la pluie est arrivée. Nous arrivons sur le continent au bout de 4 heures au lieu de 2h30 de traversée. Nous rejoignons Hat Yai en minibus, où nous dormons.
Nous sortons de l’hôtel au petit matin, et là, il n’y a plus de routes mais plutôt des rivières à la place. Il a plu.Tous les restos sont fermés, on ne peut rien manger. On marche dans l’eau, les rats sortent de tous cotés. Les supérettes sont dévalisées. Stéphane craque.
Je prends les choses en main, fais les valises, vais chercher de l’argent presque à la nage. Je vais à l’agence de bus et demande des tickets. Leurs bus sont plein, ils me disent d’attendre: nous attendons, plusieurs heures. Puis miracle, on nous trouve des places, on part, toujours dans l’eau. Le bus est archi bondé, on démarre, on s’arrête, on redémarre, on s’arrête. On ne comprend rien évidemment. Une famille malaise est debout, accrochée aux barres. Ils appellent notre aventure « Escape from Hat Yai » avec humour. Puis on roule, puis après la frontière malaise, la route est inondée, on passe alors par la forêt, mais la route est aussi inondée, on essaie une autre route. C’est bon, on passe. On perd la famille malaise , le chauffeur les oublie à la pause resto. On les retrouve plus tard dans la forêt à bord d’un taxi. Ils remontent, morts de rire. Les passagers applaudissent. Deux heures plus tard, le bus s’arrête au milieu de la route, problème technique. Tout le monde descend, il est minuit. Nous sommes à 450 km de Kuala Lumpur.
Les chauffeurs réparent, nous remontons. Je m’endors. Vers une heure du matin, ils nous arrêtent encore et nous font changer de bus. Nous arrivons à 4 heures à Puduraya bus station.
Maud
05:50 Publié dans Thaïlande | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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