jeudi, 20 avril 2006

le 12 avril à Moscou

Maud a pris l'avion depuis Pékin pour regagner Paris puis Bordeaux, et Stéphane le train. Sept jours et six nuits plus tard il parvient à Moscou. Il écrit ce texte court d'impressions dans le train de nuit qui le mène à Riga. Le détour par les pays baltes est presque obligatoire car il est très compliqué de passer en Biélorussie (régime). Dans quelques heures, une douzaine, il sera en Europe.

Moscou, Iaroslav, 18H00. Il n’y a pas de retard. Presque pas une minute à perdre. Le jeune homme descend du train, doit regagner une autre gare. A Moscou, c’est l’heure de l’alcool, bouteille à la main, on fume, boit, marche, il pleut, évite les flaques, remet la bouteille aux lèvres. Il va falloir changer de trottoir. Et puis ce train pour Riga... Le jeune homme traverse, le métro, en bas, ne le prend pas et choisit une voiture, un taxi. Le chauffeur a un blouson en cuir et une grosse voiture noire. Il ne sourit pas. Ils vont à cette gare qui conduit les voyageurs à Riga, Rizhskaya. Le chauffeur évite les voitures, du poignet, un coup sec, la voiture tangue, le jeune homme garde un air ferme, sans émotion. Le chauffeur est en cuir, même texture que l’intérieur en plastique de sa voiture. Ses cheveux sont gras, collés. Le jeune homme est bientôt à la gare. Il sort, court, cherche un billet de train, de l’argent, à manger, entre dans un supermarché de quartier. Puis il regarde un téléviseur et une émission russe dans le hall de la gare. L’émission est brouillée, des enfants chantent en direct. Il voit passer des belles femmes, c’est important les belles femmes. Des bas, des jupes. Les gens prennent soin, on se regarde. Plusieurs semaines que le jeune homme n’en a pas vu. Il était à l’Est, loin à l’Est. Dans des pays où les enfants jouent avec la terre des trottoirs qu’il n’y a pas.

Les femmes ont les cheveux blonds, blancs. Et puis le jeune homme est dans le train.

Il sent que quelque chose a changé. Rien n’a changé à Moscou. Une ville éclaire au dehors, comme tous les soirs sans doute. Et des gens regardent cette ville. Comme des gens qui regardent une ville dans un train, derrière la fenêtre. Des gens qui regardent une ville qu’ils quittent. Un couple est à la fenêtre. La femme tend sa main à plat et l’homme frappe à l’intérieur avec la sienne. Ces gens regardent cette ville avec le goût du départ. Avec l’air paisible de ceux qui sentent un nouveau monde qui explose en eux en même temps qu’il ne se passe rien derrière cette vitre, à la fenêtre. La femme a enlevé ses bottes et mis des chaussons brillants, l’homme a des cheveux gominés. Ils ont un grand sac qu’ils aiment ouvrir. Comme des gens qui regardent un sac dans lequel on perçoit aussi l’autre vie. Celle où ils vont peut-être ce soir. Dans l’autre pays, La Lettonie, Riga. En Europe cette fois. Alors ils sont comme des gens qui regardent une ville attentivement... mais de loin. Et le jeune homme qui arrive des pays très lointains où l’on baigne des petits bateaux en papier dans l’eau des caniveaux, ce jeune homme-là sent que le couple devant lui ressemble au changement qui traverse peut-être maintenant, entier, à lui seul, ce wagon-là. Et tous les gens qui regardent Moscou s’éloigner, briller, briller peut-être encore un peu, inutilement. Une main frappe contre une autre, un sourire, et il est bouleversant d’apercevoir la simplicité d’un changement promis. Il y a eu des sourires, et des belles femmes qui ont amené ce changement. La pluie, une gare et l’autre. Le jeune homme revient sur ses pas, ceux de l’année passée. Il regarde la ville dehors.

Il y a un ouvrier devant lui. Un homme dont les mains sont épaisses. C’est reconnaissable. Un homme qui en impose avec ses mains, administre des changements. Il a un fin sourire et la frange d’un adolescent, haute, droite. Lui aussi se réjouit d’un voyage qu’il a peut-être déjà rêvé plusieurs nuits, plusieurs mois. A moins que ce ne soient des années. A moins que ce ne soit une vie qui se destine dans ce train, qui se destine vers ce qu’elle avait toujours voulu être. Une vie d’homme qui sourit finement, une vie avec un air reposé... et des grosses mains. Des grosses mains au repos. A moins que cette vie vieille de quarante années au moins ne se soit réveillée que ce soir, pour se dire qu’il y avait un intérêt à être cette vie. Cette vie aurait à peine un an ce soir. Peut-être seulement quelques minutes, bientôt quelques heures. A moins que ce ne soient que des gens qui regardent une ville derrière la vitre d’un train. Et que cet homme soit juste l’un d’entre eux.

Une mère boit aussi un thé avec sa fille. Deux femmes blondes avec vingt ans de différence. C’est peut-être ça. Une mère et une fille qui regardent aussi une ville qui s’éloigne dehors. Et la plus âgée comme l’autre glisse des fins sourires de départ au jeune homme qui vient de pays très loin à l’Est. Les petits gâteaux craquent gentiment sous les dents. Le train roule et le jeune homme imagine que sa vie recommence ce soir. Une vie qui dit à la précédente, son congé. Avec humilité, sans parler de haut, sans pousser. Il sent que la nouvelle, la toute nouvelle, monte en lui comme les mains de ce couple, comme ces regards qui voient la ville dehors, émerveillés. Emerveillés et distants. Emerveillés et plus absents encore que la ville ne va l’être bientôt tout à fait.

 

dimanche, 02 avril 2006

Brochettes a Pekin

Ici, brochettes de scorpions...medium_hanoi-pekin_040.jpg

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vendredi, 31 mars 2006

Hanoi

Nous allons diner dans une cantine vietnamienne pres de notre hotel, dans le quartier touristique. Le resto est ouvert sur la rue, le patron, un vieillard, est poste a l'entree derriere un bureau d'ecolier. Il fait des signes directifs quand un client arrive. Ni bonjour, ni sourire, a la Viet.

Nous nous asseyons, commandons, mangeons, la nourriture est plutot mauvaise. Puis je decide de payer. La note est sur la table depuis le debut du repas. Je m'en saisis, vois deux lignes 70 et 75, j'aditionne et donne 150, soit trois billet de 50. La fille me rend 25, je recompte donc et realise que la note etait mal ecrite. 75 etait le prix a payer. Elle m'a rendu 25 comme si je n'avais donne que 100. Je reclame donc gentiment. Evidemment elle fait semblant de ne pas comprendre et me renvoie au vieillard, celui-ci fait de meme.

Je m'ennerve un peu, commence a parler fort. Il y a un flic au fond du resto qui laisse faire. Je demande au vieux d'ouvrir son tiroir et de verifier, il ne veut pas. Ils savent tres bien que j'ai raison.

Je suis crevee par le harcelement continu de la rue durant la journee et n'ai pas envie de leur faire le plaisir de partir. Je sens que je vais faire un massacre. Leur indifference me rend folle. J'arpente le restaurant et essaie encore d'expliquer ce qui s'est passe, en vain. On ne me regarde meme pas.

Je me tourne vers Stephane et luis dis: "Je prends dans la caisse ou quoi???" Exaspere lui aussi, encore une fois par les Vietnamiens, il me dit "oui". Feu vert, la fille arrive vers le vieux avec une note payee, je suis toujours au milieu. Je m'empare des billets et court dans la rue. Et la, l'indifference s'evanouit completement comme par magie: le vieux se leve et crie, la fille fait de meme. Il demande aux "motorbike" postes devant son resto de me poursuivre. Aucun ne bouge.

J'attends Stephane un peu plus loin. Il est reste dans le resto et leur parle. Je vois mal d'ou je suis. Une angoisse me prend soudain. En entrant dans la cantine, j'avais remarque que le vieux avait un grand couteau de cuisine a ses pieds sous le bureau. Une image me glace. J'ai peur qu'il menace Stephane. Je commence a me rapprocher et vois sortir Stephane qui me rejoint.

Il me dit qu'il est reste pour les calmer et leur dire que nous etions dans notre droit. Il s'est saisi de la facture du repas restee sur le bureau et l'a brandi devant le petit attroupement de serveurs, instituant ainsi notre bonne foi. Le vieillard s'est baisse et a essaye d'attrapper quelquechose sous le bureau, puis s'est ravise en voyant que Stephane le regardait.

Nous marchons, je suis terrorisee. Je sors le billet de 50 que j'ai pris et vois qu'il y en a un a l'interieur de 100. Je paye ma tournee.

Je me rends compte que je me suis enervee pour 3 euros, il est temps de partir du Vietnam.

mardi, 28 mars 2006

Train Hanoi-Pekin

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Hanoi, le 28 mars 2006.

Nous quittons le Vietnam ce soir. Direction Pekin, en train. Arrivee prevue dans trois jours. Pas mecontents de partir. On est loin du pays du sourire...

Dans quelques jours, une anecdote qui donne le ton.

Bises.

Maud

 

samedi, 18 mars 2006

De retour a Saigon...

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...pour le spectacle.
Un barrage contre le Pacifique a bien eu lieu le 22 mars au soir en présence d'un public francais et vietnamien d'une centaine de personnes. Ce spectacle a pu etre diffusé à Saigon grâce à l'Idécaf, au Consulat Général de France et MMProductions Vietnam.

dimanche, 12 mars 2006

Temples d Angkor

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mardi, 28 février 2006

Un velo et un spectacle a Siem Reap

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Hier nous louons des velos au bord de la riviere a Siem Reap, chez un specialiste de la location qui fait aussi agence de voyage. 25 ans, un large sourire, une dent en or, il m amene chercher mon permis de conduire en guise de garantie, a mon hotel, sur sa moto puis nous revenons. Une petite fille d environ 10 ans prepare les montures en frottant sur le cadre et la selle des velos a l aide d un chiffon improbable, elle sourit, c est bientot pret, elle se marre quand nous chevauchons nos deux ferailles de fortune, avec nos grandes jambes, un peu gauches, pas si grands, mais ici un peu comme deux geants, allons nous tomber tout de suite ou plus tard, non, un virage, pression sur la pedale, coup de rein, ca a l air de tenir... nous remercions la petite fille d un bras en lachant le guidon... pour son travail car... ici, les enfants travaillent.

Le lendemain je reviens voir le type dans l espoir qu il mette un peu d huile sur mes freins, ca fait un boucan terrible et le freinage est plutot lent. Alors il me regarde faire des aller retour en freinant devant son commerce, je me demene pour lui faire des demonstrations de freinage hasardeux au beau milieu d une circulation toujours dense et sous 45 degres au soleil comme chaque jour. Je m approche ensuite et demande de l huile, meme de l huile a pizza aurait suffi (il y a des pizzas dans le restaurant voisin)... Mais il m explique tranquillement que ce bruit au contraire est une chance pour moi, ainsi on m entend arriver, ca me signale, me protege. Ma volonte perfectionniste se dissout alors dans ses mots cotonneux et je realise doucement qu avoir un velo pourri est effectivement une chance... cet homme m ouvre les yeux, c etait juste une question d angle de vue... je repars serein. Pas convaincu mais apaise, ici c est bien, c est comme ca. Et je suis dans le ton, integre.

Nous venons par ailleurs de recevoir l affiche du spectacle de Maud qui, sans transition, fera je l espere, autant, sinon plus de bruit que mon velo.

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samedi, 18 février 2006

Bernadette a Bangkok

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Le roi de Thailande a pour habitude de mettre sa photo dans tout le pays, souvent jeune et dans toutes les poses et circonstances. Ainsi, on peut voir le roi en moine, en soldat, en reporter, en touriste... Pour la venue de Jacques & Bernadette, nous avons eu la surprise en rentrant hier soir de voir qu'ils avaient remplace le roi par endroits. Ca fait un choc.

jeudi, 16 février 2006

Stéphane lance l’opération « Littérature Gratuite »

Depuis le début du voyage, nous avons vite perdu les repères de prix Français. Nous avons d’ailleurs assez peur du retour pour ça, entre autres. Tout est moins cher, voire « donné » parfois et une journée shopping intensif (acheter tous les 10 mètres car on tombe par hasard dans le quartier des grossistes qui consentent à nous vendre leur produit a l’unité car nous sommes des Farangs, traduisez étrangers) nous en coûte maximum 20 euros, des poches plein les bras...
La Thaïlande est le pays d’Asie du sud-est le plus propice car c’est celui où il y a le plus de choix, de facilité à se faire comprendre, et c’est un des moins chers aussi. Fermez les yeux, imaginez tout ce que vous pourriez faire...
Certains décident d’acheter le mobilier de leur maison, d’autres du textile ou de l’artisanat local pour le vendre en Occident en l’envoyant par cargo...
Stéphane, lui, a décidé de faire fabriquer des livres.
L’idée : une journée littérature gratuite où seront distribués 1000 livres simultanément dans les villes de Paris, Bordeaux, Antibes et Bruxelles grâce à nos amis. Le livre: une nouvelle Le Village de Christophe Fourvel, extraite du recueil Dumky du même auteur édité chez l’éditeur lyonnais La fosse aux ours et que nous avons particulièrement aimé. L’objet est de mieux faire connaître la littérature contemporaine ainsi que les éditeurs indépendants par une diffusion originale et un format facile d’accès.
Moins lucratif que les derniers exemples me direz-vous, oui mais nous on a du mal à être « lucratifs ». Moi avec le Théâtre qui n’intéresse personne, et Stéphane avec l’Ecriture, qui intéresse encore moins de monde. C’est comme ça, nous au moins ça nous intéresse...
L’opération est lancée. Nous achetons le logiciel professionnel Quark XPress à 3 euros dans un mall spécial Piraterie, nous familiarisons avec, à l’hôtel, pendant plusieurs jours. Puis, nous rencontrons un premier imprimeur à Bangkok en haut d’une tour, on nous reçoit dans une salle de conférence feutrée. On nous sert du café. Entretien d’une heure en anglais pour définir le produit. Deux Thaïlandaises nous sourient. Celle avec laquelle nous traitons s’appelle Phun. Elle porte un tailleur, du rouge à lèvres, ...et des chaussons. Stéphane me dit : « Quelqu’un qui te reçoit en chaussons, ça donne confiance ...». Technique marketing ?
Nous retournerons plusieurs fois dans son bureau, échangerons une bonne quinzaine de mails, pour finalement ne pas signer avec elle car au moment de la signature, elle aura augmenté le prix de 30% car: oups, elle avait oublié que le papier venait de Nouvelle-Zélande, il coûte plus cher... Désolés Phun.
Nous rencontrons un autre imprimeur, entre temps. Pour y aller, nous donnons l’adresse au taxi qui roule, qui roule, puis qui s’arrête et nous dit : « je ne peux pas aller plus loin ». On descend, on en prend un autre qui prend l’autoroute, qui roule, qui roule et nous amène quasiment à la sortie de Bangkok : il y a des champs ! On finit par trouver l’adresse après une bonne demi-heure de recherche. Une immense grille s’ouvre, un gardien nous fait attendre. Puis nous amène dans les bureaux. Là, nous nous rendons compte que nous avons deux heures d’avance sur le rendez-vous mais que nous ne pouvons aller nous « balader » aux alentours car aux alentours, il n’y a rien. Dararat nous reçoit, stupéfaite. Elle nous demande comment nous avons réussi à venir jusque là ? On lui répond : en taxi. Elle nous dit que ses clients ne viennent jamais à l’imprimerie car c’est trop loin et trop compliqué ou alors seulement lorsqu’elle envoie un chauffeur. Elle travaille avec Los Angeles, New York ... via internet. Elle nous regarde presque comme des héros et s’occupe de nous, nous offre un repas thai, de l’eau, du café en salle de conférence, en attendant 14h, heure à laquelle les employés reviennent.
Le rendez-vous se passe bien, nous feuilletons un magnifique livre de photos d’Art de John Casado, un artiste New-Yorkais, en attendant qu’un taxi arrive. Elle nous l’offre. Puis, quatre petites Thai arrivent et nous demandent si elles peuvent se prendre en photo avec nous car elles n’ont pas l’habitude de travailler avec des jeunes. Elles nous disent « en général, nos clients sont vieux » en riant. Nous visitons la salle des machines au sous-sol. Immense. Des milliers de livres, de brochures, d’affiches sont en partance. Les employés rigolent entre eux.
Nous signerons avec eux après pas mal de mails et de coups de fils. Hier, nous recevons un devis Français pour le même type de livre : 4 fois plus cher, sans l’envoi FedEx en trois jours aux Chartrons à Bordeaux. Voilà, la Thaïlande.

Maud

mardi, 07 février 2006

Paradise in Ko Chang

 
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Nous sommes a Ko Chang, ile au sud-est de Bangkok. Logeons au Paradise Cottage qui porte bien son nom, un petit paradis sur pilotis au bord de la mer, nous y passons l'essentiel de nos journees a bouquiner dans un hamac.
Jean-Pierre et Sophie logent, eux, dans une petit village de pecheurs plus au sud de l'ile.
L'eau est a 30 degres, nous mangeons le soir une specialite thailandaise le Tom Yum, une soupe epicee a base de gingembre, garnie de crevettes, petits bouts de poisson et de calamars. Delicieux.
Aujourd'hui baignade dans une baie rocheuse completement sauvage pres du bungalow de Jean-Pierre et Sophie apres avoir fait un barbecue de crevettes et poissons. Stephane a peche pendant que nous admirions les fonds marins, poissons multicolores et transparents...

mercredi, 01 février 2006

Retrouvailles a Bangkok

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Nos amis Jean-Pierre et Sophie nous ont rejoint a Bangkok, ici choix de crevettes pres de Phra Sumen.
Hier massage traditionnel Thai au temple Wat Po, ou Sophie recoit l'enseignement specialise depuis quelques annees.

vendredi, 27 janvier 2006

Vientiane, que du bonheur!

Nous venons de passer une belle semaine a Vientiane, ou nous n'avions pas prevu de faire escale, grace a la presence de Julien, le cousin de Stephane, qui travaille ici.  Apres avoir fait une cure de cuisine Francaise, ce qui commence a serieusement nous manquer depuis plus de 6 mois que nous sommes partis, nous pouvons dire que l'on mange ici aussi bien qu'en France, si ce n'est mieux...Vientiane est une ville pleine de charme, les Laotiens sont adorables, des temples partout, des moines arborant un sourire ravageur, le Buddha Park a une vingtaine de km du centre est a ne pas manquer et le Marche du matin est le marche le plus zen et reposant de tous les pays ou nous sommes passes...bref que du bonheur!

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Apero sur les bords du Mekong

 

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jeudi, 12 janvier 2006

Chinatown

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dimanche, 25 décembre 2005

Colocataires

Petite note destinée à vous faire mieux connaître nos deux colocataires Malais, Zani et Nizam, non, non ce n’est pas une blague, le premier n’a pas transformé son prénom en verlan, pour mieux être identifié, c’est le hasard.
Lorsque nous étions en Indonésie, avant d’emménager ici, je disais à Stéphane : «  Nizam nous apprendra sûrement la cuisine Malaise, on lui donnera des cours de Français et lui de Malais, ça avait l’air de l’intéresser de vivre avec des Français pendant 2 mois... »
Nous avons vite compris que nos colocataires Malais travaillaient beaucoup, c'est-à-dire tout le temps, pour vous donner une idée: de 7h à 21 h voire 22/23h. Nizam travaille au 66ème étage des Pétronas Twin Towers. En rentrant, il se fait des shakers de pilules énergétiques qui moussent. Zani, lui, va directement dans sa chambre. Chambre qui ressemble plutôt à un placard à balai. Deux fois par semaine, Nizam se rend à la salle de gym « Goldgym » vêtu d’un marcel jaune aux couleurs de la firme. Zani, qui ne dit jamais ni bonjour, ni au revoir, ni rien d’ailleurs, surgit parfois dans le salon portant un casque de moto à visière fumée. Nos deux colocataires pèsent à eux deux autour de deux cent kilos. Jamais aucun ami ne passe à l’appartement. Quand ils rentrent ils vont respectivement devant leur télé écran méga-géant  et regardent soit la formule 1, soit un film violent. Le week-end de Noël, Nizam est resté scotché à la télé, a commandé une pizza chez Domino’s pour le réveillon et le lendemain nous a demandé de lui prêter nos DVD. Zani, lui, est sorti, on ne l’a pas vu, aurait-il de la famille ou des amis ?                                                                           
Maud

lundi, 19 décembre 2005

Koh Lipe Adventures

 Nous décidons de partir pour Koh Lipe, petite île sauvage du sud-ouest de la Thailande. Un peu d’aventure ne nous fera pas de mal, voilà un mois que nous vivons dans le confort d’un appartement Condominium, en plein Kuala Lumpur. Le trajet se passe à merveille, si ce n’est un enfant qui me vomit dessus dans le minibus. Je n’y vois pas de signe, j’aurai dû.
Le ferry n’accoste pas sur l’île, il nous faut prendre une barque. A peine nous posons le pied dans l’eau transparente, l’homme a la barque descend et nous écrit 100 sur le sable: il faut payer, ce n’était pas prévu. Nous trouvons un petit bungalow dans la forêt et dînons le soir sur la terrasse surplombant la mer du Mountain Resort, notre hôte. Stéphane s’énerve, le service est mauvais alors que c’est le resto le plus classe de l’île, ses squids, traduisez calamars, ne sont pas assez cuits, les serveuses ne comprennent rien, et s’en foutent de toute façon. Il revient à la charge, sans gain de cause, le lendemain soir il sera empoisonné.
Nous passons trois jours sympathiques, l’eau est turquoise, nous nous baignons avec des poissons tropicaux rayés, le sable est blanc, les singes sautent d’arbres en arbres, il y a peu de touristes. Les autochtones sont peu accueillants, ils vivent au milieu de l’île et lorsqu’on leur demande le chemin, ils indiquent n’importe quoi, en riant.
 La nuit du 3ème jour, le vent souffle. Le lendemain, les cocotiers sont arrachés sur le sable. Nous sentons qu’il est temps de partir. Nous achetons notre ticket de retour.
Cinq minutes avant de prendre la barque, le réceptionniste me dit : «  You know Pattaya beach ? » l’air de rien. C’est la plage à l’opposé de l’île, il faut traverser la jungle à pieds. Je réponds oui, me demandant ce qu’il va bien pouvoir encore m’inventer. Il me dit qu’il vaut mieux y aller car la mer est agitée de ce coté-ci. Nous prenons nos affaires et partons sur le champ, arrivons à temps, prenons une barque, la mer est déchaînée, le chauffeur de la barque brave la tempête, nous montons sur le ferry trempés, mais sains et saufs. Le ferry tente de partir, au bout de 10 minutes les vagues recouvrent les fenêtres. Je vois un petit marin Thai courir dans tous les sens, apeuré. Nous retournons a Pattaya beach. Les marins disent qu’il faut attendre une heure ou deux que la mer se calme et nous repartirons. Les Thais à bord se marrent, les blancs deviennent encore plus blancs. Stéphane décide de rentrer sur l’île et d’attendre le lendemain. Nous nous exécutons, les Thais viennent avec nous, toujours en riant. Deux heures plus tard, le bateau ne partira pas, les blancs rentreront sur l’île.
Nous regagnons notre petit bungalow dans la forêt et là, les arbres tombent un à un par la force du vent d’abord, puis par la force des hommes qui craignent pour le Mountain Resort.
Le lendemain, le vent  a cessé et la pluie est arrivée. Nous arrivons sur le continent au bout de 4 heures au lieu de 2h30 de traversée. Nous rejoignons Hat Yai en minibus, où nous dormons.
Nous sortons de l’hôtel au petit matin, et là, il n’y a plus de routes mais plutôt des rivières à la place. Il a plu.Tous les restos sont fermés, on ne peut rien manger. On marche dans l’eau, les rats sortent de tous cotés. Les supérettes sont dévalisées. Stéphane craque.
 Je prends les choses en main, fais les valises, vais chercher de l’argent presque à la nage. Je vais à l’agence de bus et demande des tickets. Leurs bus sont plein,  ils me disent d’attendre: nous attendons, plusieurs heures. Puis miracle, on nous trouve des places, on part, toujours dans l’eau. Le bus est archi bondé, on démarre, on s’arrête, on redémarre, on s’arrête. On ne comprend rien évidemment. Une famille malaise est debout, accrochée aux barres. Ils appellent notre aventure « Escape from Hat Yai » avec humour. Puis on roule, puis après la frontière malaise, la route est inondée, on passe alors par la forêt, mais la route est aussi inondée, on essaie une autre route. C’est bon, on passe. On perd la famille malaise , le chauffeur les oublie à la pause resto. On les retrouve plus tard dans la forêt à bord d’un taxi. Ils remontent, morts de rire. Les passagers applaudissent. Deux heures plus tard, le bus s’arrête au milieu de la route, problème technique. Tout le monde descend, il est minuit. Nous sommes à 450 km de Kuala Lumpur.
Les chauffeurs réparent, nous remontons. Je m’endors. Vers une heure du matin, ils nous arrêtent encore et nous font changer de bus. Nous arrivons à 4 heures à Puduraya bus station.
Maud

jeudi, 24 novembre 2005

Un réveil de résidence

Les bidochons au réveil enfilent maillots de bains sur eux et serviettes autour du corps ou du cou, prennent l'ascenseur, s'installent en bord de piscine, se mouillent les pieds, jugent de la qualité de l'eau et de l'air. Puis se trempent entièrement. Pendant quelques minutes il n'y a plus de Malaisie, de voyage,... juste de la peau, la peau et l'eau. La vie n'est rien ou plutôt une évidence qui se déplie dans chaque brasse, s'enroule autour des chevilles dans un mouvement fluide dont la volonté est à peine responsable. Le temps est notre ami.

mercredi, 23 novembre 2005

Les courses à Kuala

Photo ici à la photocopieuse d'un quartier commerçant de Kuala Lumpur: Bukit Bintang. Souvent la dame de la photocopieuse dort sous le comptoir car elle doit se lever très tôt et fermer tard..., elle récupère. La consommation a lieu dans d'immenses centre commerciaux qui s'élèvent sur plusieurs étages très haut dans le ciel. On appelle ça des "malls". On s'amuse souvent à dire: et si nous allions au grand "mall" (meaulnes). La poste n'est pas épargnée, il faut grimper au cinquième étage d'un monstre semblable pour la trouver... La raison de ces concentrations est aussi la chaleur. Ici, on fait ses courses sous la clim, dehors c'est à celui qui tient le plus longtemps sans boire.

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jeudi, 10 novembre 2005

Les nuits de Pulau Pangkor

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Sommes a Pulau Pangkor, petite ile paradisiaque, sable blanc, eau transparente, plages ombragees sous les cocotiers. Toucans dans les arbres a partir de 18h, singes en bordure de route et meme crocodiles dans les petits ruisseaux en lisiere de jungle...Il fait 35 degres, l'eau est a 28...

Le voyage depuis Bukittinggi (Sumatra) fut une sacree aventure, j'etais au bord de la crise de nerfs, on avait pour chauffeur un bourrin de premiere qui conduisait a fond la caisse et n'importe comment, la musique techno a fond toute la nuit. En plus comme il etait fute, il nous a arrete dans une station essence vers 11h du soir ou il y avait un file d'attente de 3h, nous sommes donc repartis vers 2h....
J'ai cru mourrir une bonne vingtaine de fois, il ne voulait rien entendre a nos cris sauf quand nous avons croise un bus a l'envers dans un ravin avec sans doute des morts, alors seulement il a un peu ralenti....!!!!

Bref, dodo a Malacca avec le haut parleur de la mosquee presque dans notre chambre, reveil a 5h!
Puis bus scolaire jusqu'a Ipoh car plus de places dans les autres, c'est les vacances!!!! Arrivee a Ipoh, "magnifique ville coloniale selon le guide du routard" qui n'a de colonial que des batiments en ruines ou squattent les rats. Nous choisissons un hotel apres une visite d'une heure et demie dans des chambres plus glauques que glauques . Seulement, il y a une boite de nuit qui ouvre a 9h le soir et fait boum boum toute la nuit.

Ici avons trouve un petit bungalow sympa a 2 pas de la plage mais les muslim font la fete et chantent a tue-tete entre mecs au karaoke en plein air qu'ils ont installe dans le resto d'en face, je m'enerve, je mets des boules quies, je me leve, vais marcher sur la plage pour me calmer, il est 11h et quart! ( en Asie, c'est tres tard). Je reviens, vais voir le "dj" , lui demande a quelle heure il ferme, il me repond un horaire un peu au hasard : "11h et demi" je lui dis "et la il est quelle heure?", il cherche et me dit "11h26", je reponds "alors vous fermez dans 5 minutes!" Il me repond oui et me demande ou je dors , je reponds "en face et vous m'empechez de dormir!" Il s'excuse et coupe aussi sec la sono et renvoie une vingtaine de muslim chez eux, que je vois sortir du resto un a un en silence!!!! Les femmes ont quand meme un petit pouvoir !!! (quand elles ne sont pas voilees?!...)

Maud

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vendredi, 04 novembre 2005

Spécial Grippe Aviaire

 

 

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Sumatra,Indonesie le 4 novembre 2005


En Asie, on ne parle pas beaucoup des poulets malades, on en mange surtout...alors serait-ce une manipulation?

Si les medias vous ont degoute des poulets, voila, nous l'esperons, quelques images pour renouer avec la mascotte nationale.

Bien amicalement.



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jeudi, 03 novembre 2005

Indonésie

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Nous étions méfiants vis à vis de "Coco", le Coréen, qui voyageait seul, prenait des omelettes aux champignons(magic-mushrooms) et reluquait beaucoup nos sacs, nos chambres.
Il logeait comme nous au Liberta, sur l'île de Samosir, au lac Toba sur Sumatra.
Après une semaine de rêve passée avec Juliette et Renan, une Parisienne et un Breton, à faire de la moto autour du lac gigantesque et à manger du poisson grillé le soir, il nous fallait bien partir.
Les visas de nos compatriotes expiraient bientôt...et puis une île est une île.
Coco décidait de partir le même jour que nous, ce qui ne rassurait personne. De plus en plein Ramadan, il est difficile de trouver des places.
Nous avons attendu 6h un bus qui n'est pas venu. Puis avons opté pour la solution Charter à 1 million et demi de roupies (environ 15 euros par personne à 5) avec conduite de nuit, 600km de montagnes pour faire Prapat-Bukittingkit et chauffeur réquisitionné au dernier moment.
Le chauffeur a été admirable. Un petit bonhomme de 50kg pour 1m55 qui a conduit 12h durant sans fermer l'oeil. Coco le massait parfois sans que la voiture ne s'arrête, la scène était cocasse.On avait peur qu'il s'endorme. Coco aussi qui était à la place du mort. Ce jeune Coréen s'est révélé tres gentil, très calme dans la situation où nous étions...ce qui a rendu tout le monde un peu plus vigilant concernant une tendance naturelle (en voyage) à la parano, à se faire des films.
En arrivant, j'ai demandé au chauffeur ce qu'il faisait et aussi combien il gagnait pour cette course. Il rentrait de suite à Prapat car le lendemain il conduisait pour Medan. Il allait donc "s'emboîter" le retour dans la foulée...ce qui est sportivement surhumain, une curiosité scientifique relativement à sa texture, au volume de sa carcasse. Son salaire allait être de 20 000 à 50 000 roupies soit 2 à 5 euros pour 12h de conduite.
On lui a donné un pourboire de 100 000 roupies (10 euros). Il nous a salué très longuement...avec cette somme rondelette il ferait peut-être un cadeau à sa femme, à ses gosses, il était content, on n'oubliera pas de sitôt ce petit bonhomme habile dans les virages, calme et résistant.
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A Bukittingit, nous tombons en pleine fête de la fin du Ramadan (Samosir était chrétien). A savoir, les hôtels sont chers, on ne trouve rien à manger. Il y a des femmes voilées plein les rues, des enfants avec des armes en plastique, et les mosquées qui hurlent des prières de jour comme de nuit.
Bienvenue à la "Muslim Party", les familles paradent dans des énormes 4x4, venant d'Indonésie mais aussi de toute la région (Malaisie, Singapour...) Elles se ruinent pour cette fête qui a une grande importance, affirmant leur aisance, montrant aux autres leur prospérité.
En plus le pays est en pénurie d'essence. Nous redémarrons six jours plus tard après s'être rendus au Lac Maninjau en moto, route très dangereuse (magnifique quand même avec singes et rizières) d'une trentaine de kilomètres. Nous avons quitté la route 2 fois, sans gravité. Avons mangé un poisson grillé.
Nos amis Français prenaient ensuite l'avion pour Bali. Et nous partions, nous, pour Dumaï rejoindre la Malaisie.
Stéphane

mercredi, 26 octobre 2005

Les enfants de Tomok

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lundi, 24 octobre 2005

International cooking

Au Liberta, sur l'île de Samosir, Mr Moon s'occupait de nous avec beaucoup d'attention. Il nous concoctait de bons petits plats, des jus de fruits frais, cueillis dans son jardin, nous cuisinait des poissons énormes appelés "Nhila" péchés dans le lac Toba , et un soir , nous avons eu envie , nous les 4 français, de pâtes gruyère-sauce tomates.Oui, de pâtes.Stéphane s'est alors mis en cuisine avec Mr Moon, ravi, Marie-Juliette était son assistante, Renan, préparait les assiettes, Mr Moon notait la recette et moi je m'occupais du reportage-photo.

Maud

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dimanche, 23 octobre 2005

Un Indonésien de Sumatra

Ce monsieur était un simple passager, notre voisin de voyage dans un mini-bus allant de Medan à Prapat. Il mettait sa tête à la fenêtre et scandait au dehors "Toba-Toba" ce qui voulait dire "on se casse au lac toba, ceux qui veulent monter c'est maintenant !", fumait clope sur clope, toussait, avait une ceinture noire avec des clous. Lors d'une pause, alors qu'il massait les jambes de Maud, je suis arrivé en faisant des yeux bizarres puis c'est moi qu'il a massé! La musique était à fond pendant 5 heures, on était serré, assis les uns sur les autres, le chauffeur m'avait piqué mes lunettes de soleil et imitait les plus grands chanteurs de la planète, tout le monde se marrait.

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jeudi, 20 octobre 2005

On s'fait une soupe

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Deux copines se font une soupe rue du Sultan Ismail à Kuala Lumpur, voilà comment on casse la croûte ici, ce n'est pas un café-clope, une salade ou un kebab, un thé avec des petits gateaux, c'est une soupe, une bonne sousoupe. Moment d'amitié privilégié où bien des choses se décident sans doute. Elles sont pas mignonnes?

dimanche, 16 octobre 2005

On s'fait un soya susu?

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soya susu: lait de soja

jeudi, 13 octobre 2005

De Saigon a Kuala Lumpur...

Stephane:

Resume de deux mois au Vietnam:
Stephane a repris le tennis, pas en forme au point de battre Santoro mais a tout de meme battu Sylvain, patron du resto le jardin a Saigon, une pointure dans la rue Thai Van lung.
Maud a rencontre, sur une idee de Ghislain, le responsable (francais) des affaires culturelles, Alain, qui va essayer de mettre en place dans les mois a venir le spectacle Un barrage contre le Pacifique au Vietnam... une date ou une tournee...mais la censure permet peu de choses, venons en aux faits. Le Vietnam est en realite une dictature dure de chez dur... et les gens y sont peu affables dans le meilleur des cas voire hostiles... oubliez donc les images de reve du magazine GEO ou le sourire de Catherine Deneuve dans le vert des heveas indochinois... pensez plutot aux milliers de tonnes de bombes americaines et a la tete que l on fait seulement trente ans plus tard, fort logiquement, a un compatriote potentiel du pilote-bombardier...
(en decembre 2003 nous avions voyage dans les montagnes...entre Hanoi et Dien Bien Phu... et peu dans les villes...d ou notre tres bonne premiere impression).
Meme les guides mentent, le lonely presente par exemple Hue (ex-capitale imperiale) comme une ville branchee et magnifique alors qu il s agit d un vaste champ de ruines dotee d une citadelle detruite, fade, laissee a l abandon...
Hommage aux super-autoexpats (a distinguer des expats) que nous avons rencontre la bas, passionnes, chaleureux et profonds.

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Maud:

Je viens d'arriver a Kuala Lumpur apres mon cours sejour archi booke en France, desolee de ne pas avoir vu certains.Nous remettons en liste ceux qui ont ete elimines, pour une nouvelle chance. Je rappelle la regle: elimination apres deux mails sans reponse, oui je sais c'est dur mais c'est la dure loi de l'Asie.
Je suis donc arrivee hier matin, nous logeons a Green Hut, charmante guesthouse au pied des gigantesques buildings de verre, dans une immense ville ou sentent bons les grillades, les jus de fruits frais, les poulets tandoori, les epices, etc....Stephane est a cote de moi, il prend une lecon de Malais (Bahasa) , nous venons de faire un tour a Chinatown, immense marche de nuit ou toutes les contrefacons chinoises se vendent et s'achetent. Sommes rentres dans un magnifique temple hindou, les chaussures restent dans la rue, les blancs sont les bienvenus, la musique transporte, les sahris, les batiks, les couleurs....moment magique.
Ici, tout le monde est gentil, souriant, les gens viennent vers nous, nous emmenent voir des choses,des buildings, des singes, nous conseillent, rient avec nous, l'atmosphere est paisible, indiens, chinois, malais cohabitent harmonieusement entre eux et avec les blancs.
La vegetation est luxuriante, je n'ai jamais vu ca. En sortant de l'aeroport, j'ai pris un train ultra moderne qui relie Kuala Lumpur Sentral en 28 minutes ( 75km) au beau milieu de bananeraies immenses.
On parle anglais toute la journee, pas le choix comme a Saigon, mais c'est bien , on s'y fait vite...Enfin, on pense apprendre le malais assez vite, les gens nous en donnent l'envie, la langue est rigolote.Quelques exemples:

-Saya pagi tengok monyet : je vais voir les singes.

ou plus facile:

-Apa khabar? :Comment ca va?
-Khabar baik, terima kasih : Ca va bien, merci.

Voila pour votre premiere lecon de Malais-Indonesien ( langues proches)

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jeudi, 25 août 2005

Le tennis et les offrandes

Ho Chi Minh City le 25 aout 2005,
J' ai joue au tennis ce matin (30 minutes pour le moment car il fait 40 degres et plus, je ne peux pas...) et les Viets se sont mis a faire bruler des escens parterre contre le grillage du court. On mangeait en meme temps de la canne a sucre et des arachides, c etait pour les ames errantes figurez-vous... Pour qu elles ne nous jouent pas un mauvais tour et meme peut etre pour qu elles nous apportent la sante en nous protegeant... c etait un rituel d offrande! en plein match...

Un des membres du groupe parle Francais, un monsieur de 60 ans (Ton) qui habitait Grenoble, ce qui m a permis de mieux comprendre...

Stephane

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mardi, 23 août 2005

Saigon

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 Saigon le 23.08.2005


Sommes arrives a Saigon avant hier soir et depuis tout est alle tres vite grace a l'aide de Sandrine et Bertrand, deux artistes Bordelais rencontres au cours de Vietnamien de Bordeaux, qui sont ici depuis 5 mois. Ils sont en train de monter un Centre d'Art a Hoi An et a Saigon. Grace a eux, nous avons un petit appart-terrasse en bambou en plein coeur de la ville depuis ce soir, qu'il est bon d'ouvrir les sacs et de se disperser...

Les premiers signes montrent que Saigon est peut etre une ville pour nous,en mouvement perpetuel, immensement grande et agreable a vivre. Stephane a deja trouve un club de tennis et a ete teste et approuve par 7 vietnamiens qui louent les cours 3 jours par semaine pdt 2 heures.
Au debut avec sa tete de blanc, c'etait 10 $ de l' heure, et une heure apres, quand ils ont su qu'il etait classe 15-3 en France, vu sa raquette Prince et compris qu'on etait pas des touristes, et qu'il a bien failli mettre minable le meilleur joueur du groupe si une pluie torrentiellle n'etait intervenue,c'etait RESPECT, ils lui payaient des bieres, le cours etait gratuit, le ramasseur de balles aussi, et ils lui apprenaient le Vietnamien!
Bref l'integration.

mercredi, 17 août 2005

Visite de Hoi An

Hoi An colons

Certains entrepreneurs s'amusent à vous faire revivre l'époque coloniale où le Viet, comme vous pouvez l'observer, est "posté", entièrement au service du blanc. "Il y avait deux villes dans cette ville; la blanche et l'autre. Les quartiers blancs de toutes les villes coloniales du monde étaient toujours dans ces années là, d'une impeccable propreté." Marguerite Duras, Un Barrage contre le Pacifique. Extrait. medium_hoi_an_colons.jpg

 

Hoi An est une ville magnifique, magique,les maisons datent du XVII e siecle,c'est un village de poupees qui ressemble a l'epoque coloniale, les plages sont tres belles et la nourriture delicieuse, je bois des "pina colada" a la tombee de la nuit,la ville regorge de tailleurs qui peuvent vous faire une garde robe entiere en qq heures (1 pantalon en lin, 1 jupe plissee, 2 robes, super qualite, 30 euros pour vous donner une idee...), il y a meme une legere brise qui rend l'air respirable malgre les 40 degres a l'ombre, tout serait parfait si le harcelement continu des loueurs de motos "motorbike,motorbike!",des tailleurs "just looking my shop!",des masseuses "Luna, good massage, good price for you!", des vendeurs d'ananas "My name is Loulou, do you want pineapple, pineapple...,maybe later pineapple, pineapple?????" ne vous rendaient la ville insupportable , a tel point que Stephane refuse de sortir de la chambre depuis 2 heures.

Nous partons donc demain pour Nha Trang, 11 heures de bus pour ajouter a notre palmares et esperons trouver une plage privee pour nous reposer.

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lundi, 15 août 2005

Arrivee à Hoi An

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Hoi An le 15 aout 2005,

Sommes a Hoi An aujourd hui, c est tres beau et plus sympa qu Hue, ancienne capitale imperiale, assez detruite et ou les autorites locales semblent faire peu d efforts ( nouveau regime et symbole de la royaute... ceci explique peut etre que la ville tombe en ruine malgre un certain passage touristique)
Nous serons bientot a Saigon (allons passer avant dans la ville d Alexandre Yersin, Na Thrang ou nous irons peut etre faire du bateau avec les pecheurs, comme lui) ou Maud a RV avec Maryse Para la directrice de l ecole francaise (primaire). Je viens d acheter une raquette de tennis PRINCE (on ne se refuse rien) que j ai trouve chez un vendeur dans une petite ruelle a Hue (un ancien Champion d Hanoi),une demi journee pour trouver le taulier...
Je vais peut etre donner des cours, rempiler, compte tenu de mon passe francais, champion de dordogne et de Coulounieix!
Le Tennis est le sport manifestement tres VIP ici et pas encore tres developpe. J ai vu qu ils ne jouaient pas tres bien, la formation sera donc peut etre appreciee...
Hier nous avons fait de la moto (louee pour une demi journee) pour aller sur une plage assez minable a 15 kms de Hue (thuan Oa), Maud avait super peur a l aller (sa premiere sur une moto) et moins au retour... elle lachait meme les mains!
Nous n avons pas ramene un cochon ou des poules, comme les Vietnamiens, mais juste nous, sans trop d embuches, jusqu a un vendeur de tissu qui avait loue la moto pour nous en appelant un type presque au hasard dans la rue...
Ici, tout est a peu pres, peut etre, pas certain... Ce qui occasionne bien des petages de plombs mais aussi de bonnes rigolades.






mercredi, 10 août 2005

Hanoi... proche du départ

Hanoi le 10 aout 2005,

Pekin nous a beaucoup plu au point que nous y sommes restes pres d une semaine. Apparemment ce n est pas le bon moment pour etre a Hanoi que nous connaissons deja un peu.

Il fait pres de 40 degres et le commerce dans la vielle ville est assez agressif, c est comme un filet tendu et nous avons l impression d etre des dongs (monnaie locale) sur pattes...

Nous partons donc des ce soir pour Hue, l ancienne capitale imperiale ( a 500 kms environs), ici les decisions sont faciles a prendre, rapides a realiser et peu couteuses (9 dollars pour celle-ci en l occurrence)...

Ce qui est charmant au Vietnam c est l anachronisme et le passe que nous pouvons vivre grace aux coutumes conservees (et a un certain retard aussi il faut dire), nous pouvons voir travailler (les artisans ou les paysans) comme travaillaient les gens en occident il y a un siecle... on vit ainsi plusieurs vies et notamment une a laquelle on n a pas pu assiter.

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mardi, 09 août 2005

Lecture de voyage...

Train Pekin-Hanoi le 7 aout 2005

Envoi d'Hanoi le 9 aout 2005

Chers amis,

Permettez-nous de vous offrir a lire cet extrait du texte de Marguerite Duras Le ravissement de Lol V. Stein:


"J'aime a croire, comme je l'aime, que si Lol est silencieuse dans la vie c'est qu'elle a cru, l'espace d'un eclair, que ce mot pouvait exister. Faute de son existence, elle se tait. C'aurait ete un mot-absence, un mot-trou, creusé en son centre d'un trou, de ce trou ou tous les autres mots auraient été enterres. On n'aurait pas pu le dire mais on aurait pu le faire resonner. Immense, sans fin, un gong vide, il aurait retenu ceux qui voulaient partir, il les aurait convaincus de l'impossible, il les aurait assourdis a tout autre vocable que lui-meme, en une fois il les aurait nommes, eux, l'avenir et l'instant. Manquant, ce mot, il gache tous les autres, les contamine, c'est aussi le chien mort de la plage en plein midi, ce trou de chair. Comment ont-ils ete trouves les autres? Au décrochez-moi-ca de quelles aventures paralleles a celle de Lol V. Stein etouffees dans l'oeuf, pietinees et des massacres, oh! qu'il y en a, que d'inachevements sanglants le long des horizons, amoncelés, et parmi eux, ce mot, qui n'existe pas, pourtant est la: il vous attend au tournant du langage, il vous défie, il n'a jamais servi, de le soulever, de le faire surgir hors de son royaume perce de toutes parts a travers lequel s'ecoulent la mer, le sable, l'eternite du bal dans le cinema de Lol V. Stein."


Hanoi

Hanoi, le 9 aout 2005

Venons de poser nos sacs a l'hotel. Nous avons eu la bonne nouvelle d'arriver ce matin dans la nuit, car a Pekin impossible de savoir le nombre de jours entre Pekin et Hanoi, nous avons suivi le guide qui disait 55 h.En fait,40 h auront suffi.

Chaleur lourde et moiteur,on retrouve la ville que l'on a quitte il y a presque 2 ans deja,les viets avancent dans tous les sens,klaxonnent sans cesse, mangent sur le trottoir ,font griller de la viande dans un barbecue a meme le sol a l'aide d'un mini-ventilateur pose a cote.

Pekin nous a bien plu, on finissait par se sentir chez nous, avions trouve plusieurs quartiers super sympas.La Cite Interdite, c'est beau mais insupportable parce que c'est la tour Eiffel, tous les Chinois s'y rendent en ce moment...

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mardi, 02 août 2005

Pékin


Deux jours et deux nuits de train et bus-couchettes depuis Oulan-Bator et nous voila a Pekin.
Enfin l'Asie, chaleur accablante (37) et odeur de soupe, brochettes de poulpes traversant la rue aux mains d enfants, noix de coco sirotes a la paille, pousse pousse, velo, sourire des passants, on y est bien et cela nous procure un grand bonheur.

Avons trouve un hotel au coeur de la ville, tres cosy, thermos de the de 10 litres chacun (boire est bon pour l homme).
pensons rester une bonne semaine dans cette ville ou cohabitent mac do, nike et les brochettes precitees dans les arrieres rues, le commerce traditionnel... auvents aux allures de pagodes sous le regard des tours de 50 etages.


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vendredi, 29 juillet 2005

Pékin noix de coco

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Oulan-Bator

Oulan-Bator,29 juillet 2005
Il y a eu des pluies torrentielles hier soir, la rue devant notre hotel s'est transformee en riviere durant quelques heures, impressionant. Pour repondre a Maman, non nous ne mangeons pas toujours a notre faim, mais bon on avait quelques kilos en trop a force de feter notre depart avec nos amis, alors...
Avons trouve un endroit ou manger des spaghetti bolognese presque comme chez nous,on est sauves.Il parait qu'a Pekin, la nourriture est delicieuse!
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lundi, 25 juillet 2005

Transmongolien

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Je vs ecris du transmongolien ou ns avons a passer un peu plus de 34h pour rejoindre Oulan-Bator en mongolie. 1100 km, c'est peu par rapport aux autres distances parcourues mais l'arret a la frontiere se fait long, controle cote Russe, puis Mongol. Avons de la chance, le train n'est pas bonde, nous sommes seuls dans notre compartiment de 4 couchettes depuis hier soir 20h10, ce qui est rare pour un train passant la frontiere, generalement plein de commercants mongols transportant vodka, vetements, poules et autres... Cela ns evite le demontage total du wagon par les douaniers cherchant les produits caches un peu partout ( ventilation, plancher, portes, murs...) par les marchands pendant la nuit! Demontage totalement inutile car les douaniers ne sont pas dupes, ils voient les vivres mais font semblant de ne pas les voir, nous a-t-on dit, et reclament seulement un pot de vin en consequence.

Il commence a faire tres chaud, ns avons quitte la Siberie, ns entrons en Asie, ca se voit, ca se sent! Meme les Provodnista (hotesses des trains) ne sont pas les memes, Mongols, plus sympas, riant meme! Ce qui n'arrive pas souvent aux Russes.
Nous avons comme voisins de compartiment, 2 francais qui font le voyage jusqu'a Pekin aussi mais avec des intermedes aeriennes. Trop eprouvant seulement en train. Ca fait du bien de parler Francais et de nos impressions face a ce pays si peu accueillant qu'est la Russie.

Nous avons quand meme eu qq bons moments et une bonne dose d'humour pour parer a tous les obstacles.Quelques Russes nous ont aides, fait rire parfois comme cet homme a la gare qui attendait son tour et qui voyait la dame du guichet desemparee, ne parvenant pas a nous expliquer qq chose. Il a commence a faire de grands cercles avec ses bras, tchou tchou avec sa bouche et il se frappait le front de temps en temps: elle parlait du nom du train que nous devions prendre, Novossibirsk-Irkoutsk. On a rit mais apres coup.

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Belles aussi les grandes limousines d'ou sortent des hommes fort bien habilles, dernieres chaussures Italiennes et sans doute pleines d'armes dans le coffre.En Russie, beaucoup de filles sont tres belles, elles accompagnent ces hommes, souvent, et boivent de la Vodka. Ici il parait que 20 % des petites filles revent de devenir p..., accompagnatrices dira-t-on. On gagne bien sa vie. Les gens boivent matin, midi et soir, il faut dire qu'on les rencontre l'ete, ca fait bizarre, l'hiver ca doit moins choquer.

Les seuls Occidentaux que nous ayons rencontres ont le meme sentiment que nous. La Russie est un pays tres cher pour les touristes alors que le salaire moyen est de 60 $ et peu interressant culturellement, peu abordable aussi pour ceux qui voyagent seuls. en agence bien sur , on te montre les jolis monuments et les beaux hotels et pas la misere et la pauvrete. Ici aussi, pas de blacks, je me suis fait la reflexion ce matin, les Francais d'a cote m'ont dit qu'il ne valait mieux pas, on ne les sert meme pas.

Ai vu le lac Baikal cette nuit de ma couchette ,lac d'eau douce le plus ancien et le plus profond du globe. Il mesure 636km de long, 60 km de large et atteind par endroits 6 km de profondeur!
Ca y est nous redemarrons, quittons la Russie, enfin!!!! Apres 5 h d'attente a la frontiere. Les soldats ont tout verifie, saute sur les couchettes, tape dans les murs, je crois qu'il n'y a pas de tchetchene recroqueville dans la clim, c'est sur!
Nous nous appretons a vivre le control Mongol, moins fastidieux, semble-t-il, d'apres le Russe qui vient de nous rejoindre dans le compartiment.

Suite au prochain episode.
Maud
p.s: (Stephane) Vous connaissez des mongoliens mais connaissez-vous des Mongols?

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samedi, 23 juillet 2005

Boudyevski Andriopov

Novossibirsk, le 23.07.2005

Chers amis,

Nous avons decide de frapper fort dans l'avancee de ce voyage. Depuis Moscou plus de 3400 km d'un coup et ns voila en pleine Siberie.
Tout a commence a Riga (Lettonie), Maud trouvait les gens hostiles, moi je les trouvais inquiets. Alors ns avons pris un train, un superbe train-couchettes. Une cabine dans un lot de compartiments russes gere par une solide blonde dont la mere devait etre kapo dans un camp de concentration et qui s'est reconvertie s'adaptant au monde moderne.Apres une nuit de voyage nous arrivons a Moscou dans un monde ou ns ne comprenons rien.Tout est en cyrillique et personne, je dis bien personne n'est capable de comprendre 1 mot d'anglais. L'horreur commence, bienvenue en Russie.C'est comme si vous arriviez ds un endroit et deveniez tout a coup sourds , muets et aveugles!!!!!!

Pour rejoindre notre hotel, le taxi semble la meilleure solution, il existe un metro mais notre bon vieux guide Lonely Planet ne ns donne le nom des stations qu'en langage romanise.L'hotel est a 10km au moins, Paris a cote de Moscou, c'est Coulounieix-Chamiers. Mais les taxis sont aussi introuvables, Nous comprenons 2 heures plus tard qu'un taxi c'est juste un type dans sa voiture avec un mini autocollant sur le pare-brise.Nous en prenons un, heureusement le type est cubain, on parle espagnol avec lui.A Moscou, tout est mauvais, dit-il,Todo es malo, sauf las mujeres y la Vodka, les femmes et la Vodka.Et comment avez-vous appris le Russe,Con las mujeres, avec les femmes! Rien de plus facile pour un cubain!

A l'hotel,ns remplissons des formulaires et on ns demande des preuves, de nos paiements, recus,releves bancaires...Nous renvoyons nos interlocuteurs a eux-memes.Ils verifient, recomptent, s'impliquent, nous observent, ruminent.En une heure et demie c'est bon. Il faut dire que nous avons deja l'habitude des verifications.Pas moins de 4 policiers nous ont deja interroge, controle dans la nuit, dans le train, train dans lequel on ne peut pisser qu'aux horaires d'ouvertures des WC.
Nous comprenons assez vite aussi que manger meme munis d'argent, n'est pas simple, n'oublions pas que tout est en CYRILLIQUE!!!!!!!!!!!!! Alors ns choisissons au hasard et ns mangeons ou nous ne mangeons pas.

Apres une nuit passee a Moscou, ds un hotel vraiment miteux, a 40 euros la chambre quand meme! On a des photos, on vous montrera, vous ne le croirez pas! On reprend un train pour Novossibirsk 50 heures de train on vous passe les details pour l'achat des billets, ca prend au minimum 2 heures,parce que...tout est en CYRILLIQUE!!!!! Tout se passe bien durant les premieres 24 heures puis nos compagnons de couchettes s'en vont et d'autres arrivent(on est 4 ds un compartiment) et la l'horreur :Ronflor et Putois.Impossible de dormir et de respirer.Mais c'est ca aussi l'aventure du transsiberien!!!!!

Nous sommes donc arrives hier soir a Novossibirsk et la, nous avons pris une suite dans un hotel hyper classe. On a trouve un endroit ou manger avec traduction en anglais, s'il vous plait, et on respire.Nous reprenons notre cher transsiberien demain de bonne heure et arrivons a Irkoutsk lundi soir. Nous avons aussi pris 1 heure de decallage horaire a Vilnius, puis 1 h a Riga , plus 3 heures a Novossibirsk et nous prendrons 2 heures a Irkoutsk, ca commence a faire...

On vous espere en forme, merci pour vos messages!

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vendredi, 22 juillet 2005

Traversée de la Sibérie

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lundi, 18 juillet 2005

Première Escale

Vilnius, 18 juillet 2005

Après 2 jours et demi de bus, nous sommes arrivés a Vilnius. Avons traversé la France, l'Allemagne, la Pologne et une partie de la Lituanie, autant vous dire que nos chauffeurs n'ont pas traîné (15 mn d'arrêt toutes les 4 heures). Une jolie Lituannienne, leur assistante, leur apportait du café toutes les demi-heures, d'ou la réflexion de Stephane: Eurolines a choisi la stratégie "stimulation sexuelle" pour les chauffeurs.
Vilnius: Jolie ville qui se restaure peu a peu. En tous cas les prix des chambres sont, eux, tout a fait restaurés! On mange et on boit pour pas cher, Stéphane a bu une énorme bière pour 1 euro en arrivant.
Demain départ pour Riga en Lettonie ou nous passerons sans doute la journée et la nuit. Puis Moscou, mardi!

PS: 2ème réflexion de Stéphane aujourd'hui (qui n'a rien a voir): Il a lu un article sur Sarkozy dans le bus et pensait qu'après l'occupation nazie, les Francais étaient aujourd'hui occupés par les nazes!

Stéphane: en 2 mots il est avocat de formation et j'apprends qu'il nous a menti sur une question de droit: il a menacé, pour nous plaire, que pour la remise en liberté innoportune d'un détenu, un juge pourrait être sanctionné. Faux archi faux les décisions de remises en liberté sont prises à plusieurs (sarko le sait mieux que quiconque), elles sont collégiales, les erreurs existent mais comme les bonnes décisions elles sont prises dans le cadre d'une procédure légale et inattaquable.

Non, il n'est pas simple d'esprit mais prêt a tout, avec sarko mieux que le palu, plus que la chaleur, le mensonge ambiant, le mensonge en CDI.
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Ici, avec Antoine Barrois, photographe.

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